Santé Mentale : Le terrible cercle vicieux de la dette de sommeil et de l'anxiété
L'équipe Dette Sommeil
Expert en chronobiologie et productivité
Pendant des décennies, la psychiatrie pensait que les troubles du sommeil n'étaient qu'un simple symptôme de la dépression ou de l'anxiété. Aujourd'hui, la neurologie prouve que la relation est à double sens : le manque de sommeil est un causeur majeur de la souffrance mentale.
L'Amygdale désinhibée (L'Anxiété)
Une simple privation de sommeil de quelques heures par nuit augmente l'activité de l'amygdale (notre centre cérébral de la peur et des émotions basiques) de près de 60%. De plus, le cortex préfrontal (la zone de régulation rationnelle supérieure) perd sa connectivité avec l'amygdale. Résultat : le cerveau réagit de manière excessive, émotionnelle et anxieuse au moindre coup de stress anodin.
Le Sommeil Paradoxal : La thérapie nocturne (La Dépression)
C'est lors du Sommeil Paradoxal (REM) que le cerveau consolide les mémoires, mais surtout, il supprime la neurochimie liée au stress (Noradrénaline) pendant qu'il ré-interroge (rêve) nos souvenirs de la journée. Matt Walker, chercheur mondial de renom, décrit le sommeil REM comme une "thérapie de premier secours émotionnel".
En amputant nos nuits de 2 heures, nous perdons la majorité de notre sommeil paradoxal (qui est repoussé à la fin de la nuit). Les souvenirs émotionnels ne sont plus "lisses" et retraités : l'humeur s'effondre progressivement vers des terrains dépressifs.
Briser le cycle
Si vous souffrez d'anxiété nocturne, sachez que stabiliser les horaires de coucher/lever stricts même les week-ends, interdire les stimulants post-midi, et appliquer la luminothérapie matinale sont des premières briques fondatrices à appliquer avant toute chose.